• Marion

Portrait d'ardennais : Brandon Chan, humoriste


Monter sur scène et faire rire les gens c'est son truc ! A 23 ans, Brandon Chan a déjà foulé les planches parisiennes et écrit son premier one man show. Actuellement en tournée j'ai eu l'occasion d'assister à son spectacle et de le rencontrer. Je vous laisse découvrir son interview :


Salut Brandon, tu peux nous parler de tes débuts au théâtre ?

J'ai commencé a 10 ans avec Bruno Nion, ancien directeur du Théâtre de Charleville-Mézières. C'est ma timidité qui m'a amené à m'inscrire dans l'école de théâtre Ludus, j'y ai beaucoup appris, je faisais essentiellement des pièces de théâtre et vers 17/18 ans, Bruno m'a dit "ce serait bien qu'on essaye de faire autre chose, professionnellement il y a quelque chose à faire" alors j'ai commencé les cours particuliers mais j'étais trop jeune, je n'avais pas assez de bagages. J'ai même arrêté les cours pendant 3 ou 4 ans avant de me rendre compte que j'en avais réellement besoin.


Justement à ce sujet, tu t'es réveillé un matin et tu t'es dis "finalement ça sera mon métier" ?

C'est un peu ça, du jour au lendemain, après plusieurs expériences professionnelles peu concluantes j'ai décidé qu'être humoriste serait son métier. Je suis retourné voir Bruno parce que c'est un grand monsieur que je respecte énormément et qui a beaucoup de choses à m'apprendre et je me suis remis au travail !


On va parler un peu de ton spectacle "One Chan Show", combien de temps tu as passé à l'écrire, quels sont les sujets que tu y abordes ?

Ce spectacle il représente un an et demi de travail et il est en constante évolution, je suis toujours en rodage, je teste de nouvelles blagues, de nouveaux sketches, j'essaye de m'améliorer à chaque représentation. Pour ce qui est des sujets abordés, je m'inspire beaucoup de mes expériences personnelles et professionnelles alors je parle de mes origines parce que ça ne se voit peut-être pas mais je suis franco-chinois donc je joue beaucoup là dessus, ce spectacle c'est aussi de l'autodérision, il y a un sketch sur les VRP et d'autres expériences professionnelles. Je parle des Ardennes aussi et j'essaye d'ouvrir le débat sur ce qui se passe dans le monde. Ce spectacle c'est pour faire rire évidemment mais c'est aussi pour apporter une certaine prise de conscience sur ce qui nous entoure et permettre aux spectateurs d'en avoir une autre vision et d'étayer leur esprit critique.


En parlant des Ardennes, dans ton spectacle on ne peut pas dire que tu en montre le meilleur côté mais en réalité tu les aime bien ?

Je me revendique clairement des Ardennes, et je le ferai toujours, c'est ma ville, mes attaches c'est aussi mon premier public et c'est un super public !


Tu peux nous dire ton meilleur et ton pire moment sur scène ?

La première fois qu'on a une première partie ça fait très plaisir ! Habituellement c'était moi les premières parties, donc quand j'ai joué mon spectacle au 75 Forest Avenue devant 300 personnes avec une première partie c'était super cool !

Par contre à Reims, je trouve le public difficile, c'est la bas que j'ai pris mes pires bides, des gens qui baillent, qui soufflent...c'est difficile. A ce moment là on se remet beaucoup en question, la première fois ce n'est pas simple à gérer mais en réalité c'est très formateur.


Je suppose que dans ces moments là, tu peux compter sur ta famille et tes proches ?

Au début ça n'a pas été simple d'expliquer à mon père que je voulais en faire mon métier, mais aujourd'hui ce sont les premiers à me soutenir, ils viennent me voir en spectacle, ça me rajoute de la pression d'ailleurs !


Dans 5 ans, 10 ans tu te vois où ?

A l'Olympia ! (rires)

Sérieusement, dans 5 ans j'aurai tout donné pour que ça marche, je me vois installé à Paris c'est certain et je ferai mon petit chemin. Mon objectif n'est pas d'être super connu mais de pouvoir vivre de ma passion et faire rire.


Aujourd'hui tu exerces un autre métier ?

Je suis en service civique à La Pellicule Ensorcelée, c'est un milieu culturel très intéressant, c'est du cinéma, ça me plait beaucoup et ça m'ouvre d'autres portes et puis Jérôme Descamps est génial !


Quel conseil tu donnerais à quelqu'un qui veut se lancer ?

Mon conseil c'est d'être soi-même, de ne pas s'autocensurer. La scène est un lieu d'expression et il ne faut pas que ça change, comme le dis si bien Jérémy Ferrari, aujourd'hui "les comédiens n'ont plus de couilles" et ça c'est dommage.


Tu penses qu'on peut rire de tout ?

On peut rire de tout si c'est bien fait. A partir du moment où on est sur scène il faut que ça soit réfléchis et dosé. Puis il faut garder en tête que ça reste de l'humour. Parfois sur l'écriture de mon spectacle, je suis allé un peu loin, c'était trop vulgaire et Brunon m'a fait gommer des parties en me disant que ces choses là je pourrai me les permettre plus tard.


Et est-ce qu'on peut tout oser ? Pour avoir vu ton spectacle, il y a un passage très très osé quand même...

Évidemment ! Il faut oser, il faut choquer et j'en suis fier parce qu'il y a quelques années jamais je n'aurais fait ce passage sur scène.


Pour terminer, je voudrai qu'on parle des scènes ouvertes que tu organises dans les Ardennes et dans la Marne.

Les scènes ouvertes, c'est un exercice très difficile mais enrichissant, on doit joué en 15 minutes, c'est très rapide, on doit capté le public, on teste de nouvelles vannes ou de nouveaux sketches et ce sont plusieurs comédiens et humoristes qui se succèdent dans la soirée. Tous les jeudis soir je suis au Pop Art Café à Reims et sur les Ardennes j'en ai déjà organisé 2, j'espère qu'il y en aura d'autres à venir.


Merci Brandon ! Je te souhaite un bel avenir et je propose qu'on se retrouve sur ta page Facebook pour suivre ton actualité : Brandon Chan





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